Projets

Chemins De Montagne se situe à l’interface entre le milieu de la montagne et les structures sociales de la région romande. L’association aide les structures sociales à construire des projets en montagne qui s’inscrivent dans leurs objectifs, qu’ils soient éducatifs, pédagogiques ou thérapeutiques.

P1100683_phatch

Elle travaille impérativement en partenariat avec les référents (éducateurs/enseignants/soignants) habituels des personnes en difficultés.

Elle accompagne les travailleurs sociaux tout au long de la création du projet pédagogique en montagne afin qu’il réponde au mieux aux objectifs visés pour le public suivi.

La valeur ajoutée d’un projet repose d’une part sur l’encadrement en amont et en aval du projet par un employé de l’association. D’autre part, Chemins De Montagne assure par son expérience et ses doubles compétences sociales et alpines, un encadrement par des guides sensibilisés à la dimension relationnelle du public ciblé.

Elle intervient en trois étapes :

Phase de préparation

Il est difficile pour les travailleurs sociaux, d’évaluer les capacités physiques et psychologiques des personnes qu’ils encadrent et d’élaborer une activité qui y réponde. Il est donc important de pouvoir recourir à des professionnels formés non seulement à la montagne, mais aussi sensibilisés aux publics en difficulté. C’est le rôle du guide et de l’employé de l’association.

L’employé de l’association va rencontrer les équipes dans leur institution, définit avec eux les objectifs du projet, élabore le programme en fonction des capacités physiques et psychologiques des participants. Il suggère d’organiser des entraînements physiques si nécessaire pour construire la confiance entre les participants et les encadrants. Le programme doit être progressif et l’ambition modérée afin de maximiser les chances de succès du projet pour tout le groupe.

L’association engage le(s) guide(s), réserve les lieux d’hébergement, souscrit les assurances de sauvetage, fournit le matériel nécessaire à tous les participants et leur présente le projet.

Phase de réalisation

aP1090769Selon les saisons, les activités sont basées sur la pratique de l’alpinisme, de l’escalade, des raquettes ou du ski de randonnée.

Le groupe est constitué des participants, de leurs référents (éducateurs/enseignants/soignants), de guides de montagne et d’un employé de Chemins De Montagne.

Durant l’excursion, l’employé accompagne le groupe de participants et leurs référents. Son rôle n’a pas de visée éducative ou thérapeutique directe auprès des participants. Il s’assure du bon déroulement du séjour et de la poursuite des objectifs. Il est à disposition des travailleurs sociaux pour échanger et évaluer la poursuite des objectifs.

La complémentarité des équipes de travailleurs sociaux et de guides est importante. L’ employé de l’association stimule l’échange et questionne les observations des uns et des autres pour relier ce qui a été vécu, éprouvé, pensé. C’est ce matériel élaboré par les encadrants qui va permettre aux participants de s’approprier leurs nouvelles compétences et leur refléter une nouvelle image d’eux-mêmes.

Phase de bilan

A leur retour, les participants retrouvent le regard de ceux qui sont restés en plaine inchangé. Il conviendra de procéder au transfert des potentiels révélés au cours du projet dans les activités quotidiennes, afin d’utiliser de façon positive les expériences vécues en montagne. L’employé de l’association se rend une première fois dans l’institution dans le mois qui suit le séjour, pour évaluer avec les référents l’impact de l’expérience en montagne sur les participants et discuter avec les travailleurs sociaux qui ont participé au projet des moyens qui pourraient leur être utiles pour aider le participant à modifier les représentations des autres autour de lui. En effet, les personnes en difficultés ne sont pas toujours capables de mettre des mots sur ce qu’ils ont perçu et les professionnels peuvent jouer un rôle de catalyseur à cet égard et leur restituer une image de ce qu’ils sont et les aider à se l’approprier. Les travailleurs sociaux se transforment en « conteurs » auprès de ceux qui ne sont pas partis et leur apportent leur témoignage.

Une deuxième séance de bilan avec les éducateurs et l’employé de l’association a lieu dans les trois mois après la fin de l’expérience.